Alors, autant vous le dire tout de suite, le mot « comprendre » que j’ai utilisé dans le titre est complètement erroné : Avec l’art africain, on ne peut que tenter de sentir !
Il y a entre les africains et nous deux différences fondamentales :

- Ils n’ont pas connu Descartes, le cartésianisme et, par suite, le rationalisme ; ils n’ont pas comme nous le réflexe de vouloir trouver une explication à chaque chose, à chaque action… Ils sont capables d’accepter une idée, un concept, sans chercher systématiquement la cause. Ils sont capables d’accepter la magie comme un fait là où nous ne voulons plus croire qu’à la science ! - Ils n’ont pas comme nous été bercés par deux millénaires de culture judéo-chrétienne, ils n’ont pas forcément les mêmes valeurs (même si le colonialisme a établi quelques « ponts ») et ils n’ont surtout pas les mêmes interdits : Un sexe en érection (courant dans l’art africain et totalement inexistant dans la statuaire occidentale) n’a rien d’érotique ; il est une célébration de la virilité simplement indispensable à la survie de la Communauté!

Fort peu soumis à ce type de contrainte, l’artiste africain peut créer en toute liberté et laisser s’exprimer une créativité débridée.

C’est ce qu’on compris Picasso, Matisse, Derain et quelques autres qui ont trouvé dans l’art africain la liberté de créer que les règles trop rigides issues de la Renaissance ne leur avaient pas offertes.

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